Economie
Posté le 27.06.2008 par incroyablemaisvrai
Devinette :
A combien s’élevait notre dette publique fin Mars 2008 ?
· 600 millions d’Euros ? ( )
· 5 milliards d’Euros ? ( )
· 27 milliards d’Euros ? ( )
· 72 milliards d’Euros ? ( )
· 134 milliards d’Euros ? ( )
· 272 milliards d’Euros ? ( )
· 378 milliards d’Euros ? ( )
· 526 milliards d’Euros ? ( )
· 784 milliards d’Euros ? ( )
· 953 milliards d’Euros ? ( )
· 1053 milliards d’Euros ? ( )
· 1251 milliards d’Euros ( )
Cochez la réponse qui vous paraît correcte.
En fait, fin mars, notre déficit public a atteint mille deux cent cinquante et un milliards d’Euros, en augmentation de 41 milliards (une paille) depuis l’années passée.
Pour payer cette dette, l’Etat + la Sécu + les Collectivités Locales doivent emprunter
CHAQUE JOUR 1 milliard d’Euros sur les marchés financiers pour simplement payer les intérêts de notre dette.
Comme les taux d’intérêts montent, il faut emprunter de plus en plus, sans même commencer à rembourser un billet de 20 € pour réduire notre dette !
A votre avis, à qui va prêter la BNP : A l’Etat ou au jeune créateur d’entreprise qui a mit toute son énergie et toutes ses économies dans son projet ?
En aspirant goulûment toutes les crédits disponibles sur le marché pour payer nos déficits, l’Etat empêche l’économie de se développer et démoralise ceux qui ont encore le courage de se relever les manches.
Les autres tendent la main !
Delenda est cartago !
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Posté le 20.04.2008 par incroyablemaisvrai
Diminuer la dépense publique tout en renforçant l’efficacité et la qualité de l’action publique, tel est l’objectif assigné au gouvernement par la « Révision Générale des Politiques Publiques » (RGPP).
« Un Conseil de la modernisation des politiques publiques réunissant l’ensemble des ministres autour du Président de la République sera chargé d’arrêter les décisions à la fin du processus de révision. »
L’enfer est pavé de bonnes intentions !
Parmi les propositions : supprimer la carte de familles nombreuses et transférer le coût des réductions sur le budget de la SNCF dans la cadre de sa politique commerciale.
Objectif d’économie pour le budget de l’Etat : 70 millions d’Euros par an.
Jour 1 : Le Ministre des transports annonce la suppression de la carte dans le cadre de ladite RGPP.
Jour 2 : Le Premier Ministre confirme ces dispositions.
Jour 3 : La Secrétaire d’Etat à la Famille annonce le maintien de la carte.
Jour 4 : Le Président de la République réunit les parties prenantes de la politique familiale et leur confirme la pérennité de la carte, tout en annonçant son extension aux familles monoparentales, portant ainsi le coût annuel de l’opération à 100 Millions d’Euros.
Coût annuel supplémentaire de ce cafouillage pour le budget de l’Etat : 30 millions d’Euros.
Borloo + Bussereau,+ Morano + Sarko = Zéro pour la question !
Les Français ont de quoi être proprement consternés par l’amateurisme affligeant avec lequel ces « responsables » politiques dirigent la maison France.
Si le pire n’est jamais certain, le meilleur est certainement loin derrière nous…
Delenda est Cartago !
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Posté le 21.03.2008 par incroyablemaisvrai
Je ne résiste pas à publier intégralement le courrier d'un chef d'entreprise adressé au Président de la République et dont une copie a été déposée dans notre boite mail :
Monsieur le Président de la République,
Je n’attends à ce courrier aucune réponse. Sachez d’ailleurs, je ne demande rien. Je n’attends rien non plus. Je veux seulement que vous sachiez …
Je souhaite simplement que, du haut de vos responsabilités, vous vous fassiez une petite idée du quotidien d’un entrepreneur français « lambda » qu’on classe dans la catégorie dite « des forces vives de la nation. »
Tout ce qui suit est d’une totale vérité, au détail près .
Cadre supérieur dans une grande entreprise, j’ai décidé à 36 ans de voler de mes propres ailes et de créer ma propre société. Banal.
Après 20 ans d’un travail acharné, je suis aujourd’hui à la tête d’une petite société holding de 36 personnes qui réalise un chiffre d’affaire de 5 millions d’Euros : une société de conseil créée en 1986, une entreprise de papier d’essuyage rachetée en 1995, un magasin d’optique racheté en 1998 et une petite société de construction électrique acquise en 2004.
Pour construire cela et ne disposant d’aucun bien personnel, j’ai emprunté aux banques, au fur et à mesure, la totalité des sommes nécessaires à cette création et à ces acquisitions, soit plus de 500 000 Euros.
C’est dur mais ça va. Coup d’œil dans le rétroviseur :
Août 2006 : Coup dur !
L’entreprise de papier perd un marché des Hôpitaux de Paris pour un montant de 1 million d’Euros par an : normal, c’est le jeu de la concurrence. Sauf que nous perdons ce marché face à une offre inférieure de 5% à la nôtre et que le produit vient désormais de Chine. Courant.
Déjà en perte de 30 000 € en 2005, je suis obligé de licencier économiquement 3 personnes, dont 1 cadre, ceci avec l’accord de l’Inspection du travail : A défaut, ce sont 25 emplois qui auraient disparu aujourd’hui. Malgré ces départs, nous avons encore perdu 35 000 € en 2006.
Dieu merci, nos fournisseurs ne nous lâchent pas !
Mars 2007 : Condamnation par le tribunal des Prud’hommes
Je suis condamné à payer 12000 € ( !!!) à un salarié licencié au motif de 310 jours d’absence sur une période de 18 mois. Motif invoqué par le tribunal : licenciement sans cause réelle et sérieuse !!! Etonnant mais classique…
Septembre 2007 : Contrôle fiscal de la société de Conseil (250 000 € de CA !!!)
Pourtant, les services fiscaux étaient déjà venus 3 ans plus tôt sans constater d’irrégularité. Normal, ils font leur travail, me direz-vous… Qu’espérait l’Administration avec un chiffre d’affaire aussi dérisoire ? Je l’ai appris par la suite : faire son quota de contrôles !!!
Octobre 2007 : Contrôle fiscal sur la PME de construction électrique (1 M€ de CA)
Je suis aux commandes depuis moins de 3 ans, l’entreprise n’avait jamais été contrôlée. Tant pis pour moi. Le contrôle ne donne rien mais nous perturbe lourdement à un moment crucial de notre développement. Certes, l’Administration ne fait que son devoir…
Au même moment, nous frôlons la faillite pour un retard de paiement de 8 mois de la part d’une des plus belles entreprises publiques françaises !!! Malgré la qualité de la créance, la BNP (7.8 milliards de profits) nous laisse tomber. On s’est débrouillé sans elle.
Novembre 2007 : Contrôle fiscal sur l’entreprise de papier !
Curieux : les agents du fisc étaient déjà venus il y a 4 ans et n’avaient découvert aucune irrégularité. Là encore, rien à signaler. Bon, alors, de quoi se plaindre !
Décembre 2007 : Cessation d’activité du magasin d’optique
Face à la concurrence des grandes enseignes, on ne peut plus tenir : nous fermons boutique pour cessation définitive après 7 ans de galère ! Tout le monde est payé et on ne laisse aucune dette.
Janvier 2008 : Re-Condamnation par le tribunal des Prud’hommes
Je suis condamné à payer 40 000 € ( !!!) soit l’intégralité de nos résultats de 2007, au cadre mentionné ci-dessus, licencié pour raison économique !!! Motif : licenciement sans cause réelle et sérieuse !!! (Alors que nous étions au bord du dépôt de bilan)
Février 2008 : Contrôle URSSAF sur l’entreprise de papier !
Curieux : l’URSSAF est pourtant déjà venue il y a 4 ans et n’a trouvé aucune irrégularité !
Vous pourriez croire, Monsieur le Président, qu’après 20 ans de ce traitement inouï, j’ai envie de tout laisser tomber ?
Eh bien, non. Non et 3 fois non, parce les forces qui nous animent pour entreprendre sont plus fortes que tous les vents contraires et contre-courants qui nous empêchent d’avancer dans cette perpétuelle tempête.
Moral d’acier trempé, que je vous dis !
Ah, j’oubliais : sur cette période de 25 années, moins de 50 000 € de dividendes au total auront été distribués aux actionnaires : la quasi totalité des résultats ont été ré-investis dans les sociétés tout en réglant nos dettes … A titre personnel, je ne perçois aucune rémunération sur 2 des 4 sociétés.
Quand à savoir quand, avec mon Euro à 1.55 Dollar, je retournerai à Dubai pour implanter un filiale, à Casablanca pour créer un Join Venture, à Zurich ou à Moscou pour vendre nos fours électriques ou aux USA pour démarcher un nouveau prospect …
Pendant ce temps, les chinois fournissent désormais les Hôpitaux de Paris…
Delanda est Cartago !
Nous contacter, témoigner ? Adressez votre mail à : citoyen.caton@gmail.com
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Posté le 27.01.2008 par incroyablemaisvrai
Pour que la Société Générale perde entre 5 à 7 milliards d’Euros en Bourse, celle-ci ayant chuté brutalement de plus de 10% le lundi noir, il lui a fallu mettre, au bas mot, 50 milliards d’€uros sur la table.
A qui fera-t-on croire qu’un gamin en perdition a le pouvoir d’engager son entreprise à hauteur de 50 milliards d’Euros (330 milliards de francs, soit un an de chiffre d’affaire d’entreprises comme France Télécom ou comme Peugeot Citroen !!!) sans que ses patrons s’en aperçoivent ?
C’est totalement incohérent : bercés par l’appât du gain, ou bien ses dirigeants sont stupides, ou ce sont des incapables !
En tout cas ce sont des menteurs et encore une fois, on prend les français pour des « gogos ».
Droit dans ses bottes et paré de ses certitudes et de l’arrogance caractéristique des gens de pouvoir, Daniel Bouton, Pédégé de la Société Générale, n’est rien moins qu’un orgueilleux incompétent : dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, le temps de discuter de la dimension de son parachute, il aura démissionné !
La Société Générale, comme la BNP ou le Crédit Agricole d’ailleurs, avait mieux à faire que d’aller jouer au « Casino » aux bourses américaines et asiatiques avec l’épargne des français !
Que ces « Grandes Banques » reviennent enfin à leur métier de base qui consiste à investir dans les entreprises, notamment les PME françaises, qui ont tant de mal à financer leur développement, notamment à l’export, asphyxiées qu’elles sont par les impôts et les charges sociales.
Ces établissements mettent des semaines, voire des mois, pour se prononcer sur des demandes clients de financement de quelques dizaines de milliers d’Euros pour financer un équipement productif tandis qu’ils flambent avec des « milliards » en bourse pour faire de l’argent avec de l’argent, ceci sans créer la moindre richesse à l’exception de la leur !
Le retour sur terre est brutal ! Bienvenue à ces messieurs donc dans le monde du réel et des fins des mois difficiles…
Mais que c’est dur de revenir les pieds sur terre quand la mode est au « virtuel » et au « global » !
Delenda est Cartago !