Publié le 13/03/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Comme l'a dit Attila après avoir envahi la Gaule l'an 451, "L'herbe ne poussera plus là où s'est posé le sabot de mon cheval..."
C'est un peu ce qui s'est produit dimanche au Grand-Quevilly, ville symbole de la gauche socialiste en Seine-Maritime, et qui plus est l'une des plus importantes communes du département, cité dont il est devenu l'élu avec 100% des voix...
La circonscription de l’ancien Premier ministre est particulièrement touchée par le phénomène comme à Saint-Aubin les Elbeuf ou encore à Cléon…
Dans l’agglomération de Rouen, le maire socialiste de Malaunay, Joël Clément, n’a pas d’adversaire. Au Tréport, Le communiste Alain Longuent est seul en lice.
Dans l’Eure, Pacy-sur-Eure et son maire UMP, Pascal Lehongre, Le Vaudreuil et son maire Nouveau Centre, Bernard Leroy, n’avaient pas de concurrent.
Comme des marais asséchés, ce sont plusieurs centaines de villes ou de villages de France dans lesquels les électeurs n'avaient pas d'autre choix que de voter pour la liste du Maire en place !
A moins de voter blanc ou nul, mais ce qui ne sert à rien parce que ces bulletins ne sont pas pris en compte dans le calcul des résultats...
Pas de bilan, pas de sanction, pas de campagne, c'est reparti pour 6 ans sans que l'électeur n'ait eu son mot à dire.
Drôle de conception de la démocratie qui permet aux mêmes de se représenter indéfiniment, laminant toute opposition, même en interne, pour assurer automatiquement leur réélection !
A quand cette réforme des institutions qu'on nous promet depuis des décennies et qui étouffe depuis des lustres toute vie démocratique ???
Delanda est Cartago !
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Publié le 27/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Nous le disons et le répétons billet après billet : la France est à ce point bloquée que la seule sortie possible semble être la révolte.
Dans une récente interview au journal « Le Parisien », Nicolas Sarkosy vient de confirmer en tout point notre analyse :
Citons son propos, étonnamment passé sous silence, mots qu’il a tenu le 25 Février dans son bureau de l’Elysée :
« De cette pièce où nous sommes pour prendre des décisions, à l'arrivée dans les administrations, quand je demande 100, j'obtiens 10. Si je ne tape pas du poing sur la table, si je n'exige pas des résultats, il ne se passe rien » !
Quand un homme politique de ce niveau, de cette expérience, pourtant au centre de tout le système de décision en France, finit par admettre que, moins de 10 mois après son accession au pouvoir et malgré un légitimité que personne ne lui conteste, il lui est quasiment impossible de réformer le pays, il y a vraiment de quoi être inquiet.
Il y a d’autant plus de raisons d’être soucieux que cela fait plus de 50 ans que cela dure et que personne ne voit la solution pour en sortir, pas même nos grands élus, qui, pour une grande part, sont d’ailleurs aussi des hauts-fonctionnaires protégeant leurs prés-carrés…
La réalité est que la Haute fonction publique, principal concentré de privilèges dans notre pays, fait et continuera de faire une obstruction systématique à toutes réformes, d’abord et avant tout parce que ce sont les salariés du public qui ont le plus à y perdre.
Ultra-conservateurs adossés à des privilèges inouïs, se servant des fonctionnaires de base comme d’un bouclier contre le mécontentement populaire,
nos hauts-fonctionnaires sont ainsi les véritables détenteurs du pouvoir en France.
Et donc responsables de bien de nos difficultés...
L’essentiel de leur temps, sous couvert de s’occuper de la France, ils le consacrent à préserver leurs intérêts catégoriels, très éloignés qu’ils sont de l’intérêt du pays et des véritables préoccupations des français.
Leur échelle de temps, basée sur la durée de leurs propres carrières et des avantages insensés qu’elles procurent, n’est pas celle des élus qui n’ont que quelque répit entre deux mandats pour préparer le suivant en espérant que leur immobilisme et leur impuissance n’attireront pas trop l’attention de leurs électeurs.
Election après élection justement, les Français, victimes des marchands d’illusions aveuglés par leur propre inefficacité, continuent de croire que ce coup-ci, c’est la bonne, et que les vrais réformes, celle de nos institutions et de notre administration, vont enfin venir.
Hélas, les états de grâce sont de plus en plus courts, les frustrations de plus en plus insupportables, le mécontentement de plus en plus fort, le sentiment de spoliation de plus en plus intolérable, l’atmosphère de plus en plus lourde.
Faute d’avoir réformé, c’est en définitive dans la violence que ces choses-là risquent de se régler.
Delenda est Cartago
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Publié le 24/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Peut-être habitez-vous Cognac en Charente ou à Sartrouville à l'ouest de Paris ?
A moins que nous ne viviez à Annemasse en Haute-Savoie ou à Soissons en Champagne ? Que vous résidiez à Narbonne, Montbéliard, Alençon ou Salon de Provence, ou bien d'autres villes encore, toutes ces villes ont un point commun :
Ce sont des villes d'environ 30 000 habitants.
Essayez d'imaginer que le dimanche 9 Mars, vous vous rendiez aux urnes pour voter et que, ce jour-là il n'y ait
qu'un seul bulletin de vote à votre disposition !
Imaginez : Une seule liste au premier tour, pas d'autre choix que de voter pour cette liste ou de voter blanc. Comme les bulletins blancs ne sont pas décomptés, une seule voix -celle du candidat par exemple- sera suffisante pour qu'il soit élu pour 6 ans.
Pas de choix, pas de campagne, pas de bilan, pas de débat, pas de possibilité de sanction, c'est du 100% assuré dès le premier tour.
Eh bien, cette chose inimaginable en démocratie vient de se produire. Et pas avec n'importe qui ! Jugez donc : au Grand-Quevilly en Normandie, Laurent Fabius a réalisé cet incroyable et affligeant exploit.
Dans notre billet du 12 Janvier intitulé
"Halte aux cumulards avec mandats illimités", nous dénoncions ces graves atteintes à la démocratie.
Non seulement ces professionnels de la politique assèchent méthodiquement toute concurrence face à eux, mais aussi jusque dans leur propre camp où pas une tête ne doit dépasser.
Prendre le risque de se présenter face à l'un des plus beaux CV de la République, ancien premier ministre, ex-président de l'assemblée nationale, haut-fonctionnaire du Conseil d'Etat, énarque, chef d'un courant et ancien premier secrétaire du PS, c'est non seulement sans espoir mais aussi S'EXPOSER A DE GRAVES ENNUIS !
Car comment songer à se positionner sur une liste concurrente quand on sait que pendant les 6 ans à venir, vous (et les vôtres) risquez de vivre l'enfer pour quelques instants d'inutile révolte ?
Non! Comme les petits copains, vous restez tranquillement chez vous, courbant l'échine et discret comme un poisson rouge. Si vous ne le faites pas pour vous, au moins le faites-vous pour votre famille et pour que vos enfants ne soient pas trop embêtés à l'école communale ou à la cantine !
Monstre froid, Fabius n'aura même plus le plaisir, comme aux législatives, de compter sur un faire-valoir pour remporter l'élection avec plus de 67% des voix : dans 15 jours, sa liste sera élue avec ... 100% des voix.
Mieux que Poutine en Tchétchénie qui se traine à 98.1 % des suffrages.
Quand mettrons-nous enfin un terme à ces graves dérives de notre démocratie, décidément bien malade ?
Delenda est Cartago !
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Publié le 19/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Comme nous le dénoncions au travers d’un précédent papier, c’est un jackpot annuel de plus 30 milliards d’Euros que touchent désormais chaque année les présidents des syndicats intercommunaux en France.
Syndicats intercommunaux, Districts, Communautés de communes, Communautés de villes, Communautés d’agglomération, Communautés urbaines, Syndicats d’agglomération nouvelle, nos hauts fonctionnaires débordent d’imagination pour permettre à nos élus de s’organiser …
Ce qui est le plus grave, c’est que, d’après le Ministère des finances, les dépenses de fonctionnement explosent à un rythme supérieur à 10% par an !
D’après leurs services que nous citons concernant les seuls frais de personnel,
« Dépenses de fonctionnement 2004 : 17,5 milliards d’euros, soit 76% du budget total, en progression de 10,4% par rapport à 2003, et de 9,5% à périmètre constant. »
Pour ceux que cela intéresse, nous vous renvoyons à l’édifiante note du Ministère concernant les chiffres 2004.
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/Publications/Fin_group_com_fisc_propre_2004/04_analyse_d%E9taill%E9e_2004.pdf
C’est bien dommage de ne pas disposer des 3 dernières années, cela nous aurait aidé à voter !
Le plus intéressant est de noter que cette hyper-activité intercommunale s’articule, par définition, à partir des transferts de compétences depuis les communes vers les syndicats intercommunaux (Ordures ménagères, Transport, Equipements sportifs etc.)
Rationaliser, c’est bien car cela doit certainement être moins coûteux pour le contribuable !
Dans vos rêves, oui !
Car la trouvaille des trouvailles (tolérées par l’Etat et la Cour des Comptes) est de transférer les compétences… sans transférer l’essentiel des recettes correspondantes : « Je délègue les transports mais je conserve les recettes », ce qui correspond à une augmentation déguisée des impôts puisque que syndicats intercommunaux disposent de leur « fiscalité propre » … (sic !)
La preuve : demandez-là à vos élus en vous procurant les montants du budget communal depuis 10 ans : vous serez édifiés !
D’après un récent rapport du Sénat intitulé « Bilan et perpectives de l’intercommunalité à fiscalité propre,
http://www.senat.fr/rap/r06-048/r06-048_mono.html#toc73)
« Les effectifs en personnel des communautés d'agglomération sont passés de 11 900 à 29 218 entre le 31 décembre 2001 et le 31 décembre 2003. On ne peut donc nier qu'une administration se met en place en se dotant de moyens importants qui pèseront sur les budgets à venir " ,
Soit 20 000 fonctionnaires territoriaux de plus en moins de 2 ans !
En 2008, leur nombre sera supérieur à 50 000 personnes : c’est donc bien d’une « Administration nouvelle» que nos élus font émerger (à l’abri des regards) à un moment où le rapport Attali invite à supprimer les départements, ce à quoi personne ne croit !
C’est donc bien la socialisation rampante de la société française qui est à l’œuvre, cela sans interruption depuis 30 ans !
En votant en Mars prochain pour vos conseils municipaux, n’oubliez par que c’est un blanc seing que vous leur délivrerez pour pérenniser cette situation qui ne fait l’objet d’aucun débat dans aucune commune ni sur aucun média :
Car c’est à l’abri du suffrage indirect que fonctionnent ces syndicats intercommunaux : Vos élus voteront entre eux et, moyennant indemnités, s’attribueront réciproquement les places !
Delenda est Cartago
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Publié le 12/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Comme plus personne ne l’ignore, les élections municipales sont dans un mois !
Difficile de ne pas être au courant étant donné le fantastique déferlement médiatique sur les querelles de clocher qui inondent le pays en ce moment, de Neuilly à Marseille, de Paris à Toulouse ou du célébrissime Trifouilly-les-Oies à Saint-Saturnin-la-Petite-Bicoque…
La plupart des élus en place briguent un N-ième mandat, l’un pour « terminer le travail commencé » ou parce qu’il éprouve pour sa ville une « véritable passion », l’autre parce que c’est « son devoir » et malgré ses 78 ans il se sent encore « en pleine forme » , le troisième parce qu’il n’a pu que céder à l’amicale « pression de ses amis » et que le mandat de Maire est « le plus beau des mandats… »
Tu parles d’un programme !
Nous vous laissons bien volontiers découvrir les motivations et projets de nos futures édiles dans les quelques centaines de millions de tracts qui seront distribués ces prochains jours en vue de solliciter votre suffrage.
Si passionnante que soit cette campagne municipale (…) , nous passerons encore une fois à côté de l’essentiel !
S’il est un sujet dont on entendra absolument parler, ce sont les Communautés de communes.
Pour mémoire, la plupart des conseillers municipaux élus le 12 mars prochain choisiront leurs délégués pour les représenter dans les multiples syndicats intercommunaux qui, à leur tour, éliront Présidents et Vice Présidents, puis nommeront Directeurs de cabinet, Chefs de cabinet, Directeurs généraux des services, Directeurs Généraux Adjoints, Directeurs des services, Secrétaires, Chauffeurs et autres Conseillers Techniques au service du boss !!!
Bref toute une Administration « bis » gérant plusieurs milliers de personnes dans les grandes agglomérations.
Pour prendre la véritable mesure de la question, nous vous proposons par exemple de jeter un œil rapide sur la Communauté du Grand Marseille dirigée par le vice-président UMP du Sénat, et par ailleurs Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin qui brigue un troisième mandat :
http://www.marseille-provence.com/CON01.htm
Bien, évidemment rien de scandaleux dans tout cela !
Là où les choses commencent à devenir hautement contestables, c’est que l’électeur est soigneusement tenu à l’écart des enjeux budgétaires pourtant cruciaux qui se jouent dans ces communautés de communes : pas de campagne électorale, pas de programme politique, pas de candidats identifiés, pas de document dans les boites aux lettres, pas de tractage sur les marchés, pas de belles plaquettes pelliculées, pas de bilans financiers, rien !
Bref : pas de sanction possible de la part de l’électeur qui ne saura d’ailleurs pas, au moment où il ira voter, qui sera l’heureux cumulard qui « prendra » la Communauté de communes de son coin après les élections…
Les budgets inter-communaux, abondés directement par les communes, engagent pourtant des sommes considérables comme à Lyon (1.4 milliard d’Euros), Toulouse (1.3 milliard d’Euros), Lille et Bordeaux, (plus de 1 milliard d’Euros), ou encore Marseille (850 millions d’Euros) !
La plupart de ces budgets sont introuvables, y compris sur Internet : après 2 heures de recherches, impossible de pénétrer le mystère du budget de la communauté urbaine de Marseille, gérée de façon calamiteuse aux dires de l’opposition !!!
Cela fait des années qu’on nous promet des élections directes pour permettre aux électeurs de choisir et de sanctionner leurs élus.
Hélas, l’opacité la plus complète continue à régner dans ces organismes qui procurent pourtant à leurs titulaires, bien à l’abri des regards de l’électeur, des rentes de situation à faire pâlir n’importe quel patron de (grosse) PME !
Delenda est Cartago !
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Publié le 09/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
La France est probablement le seul pays au monde à développer en son sein une telle capacité à se nuire à elle-même, certains groupes de pression se comportant avec leur pays comme une authentique entreprise de démolition.
Ces « soit-disant » intérêts catégoriels constituent une véritable nuisance pour notre nation en général et pour nos compatriotes en particulier !
Après les vacances de la Toussaint et les congés de fin d’année, les aéroports de Roissy et d’Orly sont, pour la troisième fois consécutive, touchés par des mouvements de grève au moment précis où de nombreux Français se préparent à partir en vacances …
Grâce à l’avion, nombreux sont nos concitoyens qui profitent d’une courte semaine en février pour aller en famille souffler un peu et changer d’air au-delà de nos frontières.
Gardant le souvenir de précédentes grèves de dernière minute, d’innombrables vacanciers évitent désormais systématiquement la compagnie Air France pendant les périodes de congés et préfèrent embarquer à Bruxelles, Amsterdam, Frankfort, Londres ou Genève plutôt que de rester empêtrés dans un aéroport français, ceci évidemment au plus grand bonheur de nos concurrents !!! Pauvre France …
Qui n’a pas goûté aux préparatifs, souvent de longue date, d’un voyage en famille et aux sacrifices financiers qui en résultent bien souvent, ne peut comprendre l’immense déception qui est ressentie face à des vacances gâchées pour cause de petits caprices de quelques poignées d’irréductibles contestataires.
Amis voyageurs, soyez assurés que ces professionnels des désordres sociaux éprouvent intérieurement un jouissance indicible à « foutre la pagaille» dès que l’opportunité se présente : frustrés et aigris, c’est même bien souvent leur seul objectif dans la vie !
Rodés aux comportements les plus rétrogrades, désenchantés, ronchons, mal lunés du matin au soir (et bien souvent, chez eux, du soir au matin), leur point commun à tous est la platitude de leur propre existence et leur seul titre de gloire est d’associer un maximum de gens à leurs propres emmerdements.
Non, mais ! Il ferait beau voir que certains Français soient plus heureux que d’autres…
Delenda est Cartago !
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Publié le 07/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
"Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier."
"San Antonio" de Frédéric Dard,
Publié le 06/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Devinette :
Pourquoi est-il impossible de trouver un taxi à Paris pendant les heures de pointe ?
Bon sang, mais c’est bien sûr : parce qu’il n’y a pas assez de taxis !
Erreur ! La réalité est beaucoup plus surprenante : Réglementairement les taxis parisiens sont limités en nombre d’heures de travail, le total journalier ne pouvant dépasser un peu plus de 9 heures.
Compte tenu des conditions de circulation, assez déplorables il faut bien l’admettre, nombre de taxis … rentent chez eux aux heures de pointes, les temps perdus dans les embouteillages réduisant trop le nombre de courses, et donc leur recette.
Comme trouver un taxi est trop incertain pour rentrer de son travail, le parisien de base utilise son propre véhicule pour vaquer à ses occupations, ce qui amplifie d’autant les embouteillages !
La boucle est bouclée…
On ne peut que penser aux provinciaux mais aussi aux pauvres étrangers, touristes ou hommes d’affaires, visitant notre capitale :
Ces taxis, souvent bougons lorsqu’ils ne sont pas introuvables, forment, avec l’inconfort des hôtels parisiens, une des principales images de ces « Frenchies » , souvenirs qu’ils conserveront de la plus belle ville du monde et qu’ils véhiculeront, non sans complaisance, tout autour d’eux et partout dans le monde entier :
Achhhh, Pariiiiiissssss !
Sacrée promotion notre pays à un moment où notre déficit commercial dépasse les 40 milliards d'Euros par an ...Pôôôôvre France…
Delenda est Cartago !
Publié le 04/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
« Puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple »
Bertolt Brecht (Philosophe allemand, 1898-1956)
Les 2 assemblées, sénateurs et députés, réunies à Versailles viennent de modifier la Constitution Française pour le 23ème fois depuis que les Français l’ont adopté -par référendum- en 1958.
Cette nouvelle modification va permettre aux parlementaires d’adopter furtivement, en séance de nuit, le texte permettant à la France de signer le traité de Lisbonne !
Sans débat, ni dans les médias, NI MEME A L’ASSEMBLEE NATIONALE…
Rappelons que ce texte met fin à la règle de l’unanimité en Europe : dès l’adoption de ce "mini-traité", un majorité de pays pourra décider contre une minorité et la France n’aura plus qu’à se coucher devant le Conseil Européen.
Mauvais présage : Madame Merkel avait cédé devant Sarko sur le principe du mini-traité à condition que la France renonce au référendum ! Mais au fait, de quoi s'occupe-t-elle, celle- là ?
On peut s’interroger ce qui a amené les députés à scier la dernière branche sur laquelle étaient assis leurs derniers fragments de pouvoir !
Chose fort méconnue, les députés français n’ont en réalité aucune liberté de vote : ce sont les responsables des groupes parlementaires qui décident comment voter et qui imposent aux députés-marionnettes le sens du vote.
Par le biais de l’investiture de leur parti qui leur impose une absolue docilité pendant la mandature, c’est donc une poignée de politiciens qui dirigent les travaux de l’Assemblée Nationale et qui décident de tout : Sa majesté Sarko 1er a dit, l’ambitieux Copé (qui pense aussi chaque jour en se rasant) exécute !
Vous n’y croyez pas ? En voici la preuve : A l’assemblée, le vote n’est pas secret mais public ; les députés votent à main levée !!!
Croyez vous qu’il existe, parmi ces politiciens professionnels qui doivent TOUT au monarque, une poignée de parlementaires en situation d’affronter le pouvoir pour exprimer le fond de leur pensée ?
Que nenni !
Et voilà pourquoi 80% des parlementaires, pourtant parfaitement conscients de trahir ceux qui les ont élu, préfèrent dissoudre la volonté du peuple plutôt que de risquer « perdre leur place » !
Ils sont ici par la volonté du peuple mais nous les sortirons par la force des baïonnettes !
Delenda est Cartago !
Publié le 03/02/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
A l’occasion de ces élections municipales, près de 80% des maires vont vous faire la même promesse : « Pendant le prochain mandat, nous n’augmenterons pas les impôts dans la commune ».
« Bla bla bla bla bla bla … »
Méfiez-vous, car cette promesse est obligatoirement FAUSSE !
En réalisé, le seul pouvoir d’un conseil municipal est de modifier ou non les taux d’imposition !
Ces taux concernent :
- La taxe d’habitation (pour tous les logements)
- Le foncier bâti (pour les propriétaires immobiliers)
- Le foncier non bâtie (pour les propriétaires terrien)
- La taxe professionnelle (pour les entreprises, artisans et professions libérales)
Si vous voulez connaître les taux de votre commune, allez sur :
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/donneeschiffrees/fiscal/an2003/accueil2003.HTM
Ces taux, très variables d’une commune à l’autre, donc très injustes, sont fixés par les communes et, en effet, un Maire peut faire la promesse de ne pas les augmenter pendant 6 ans.
Hélas, même si les taux restent inchangés, les impôts augmentent par la modification des bases de calcul :
Exemple : Année 2005 Base 15 000 000 € * 17% = à répartir 2 550 000 €
Année 2006 Base 16 000 000 € * 17% = à répartir 2 720 000 €
Soit une augmentation de près de 7% de l’impôt qui sera effectivement perçu sur les contribuables de la communes !
Hors, ce sont les services fiscaux de l’ETAT qui fixent les bases pour les communes.
Comme l’Etat ne souhaite pas voir trop augmenter sa contribution aux collectivités locales, il lui suffit d’augmenter les bases et, hop ! ni vu, ni connu, le budget communal peut ainsi augmenter de 20% sur une mandature sans jamais avoir touché aux taux.
Et pendant ce temps, le citoyen dort tranquille, persuadé qu’il est que si son Maire bouge quoi que ce soit, son opposition hurlera comme un cochon qu’on égorge en alertant la population !
Pis : Pour les collectivités de communes, les Maires n’ont plus la main : ce sont les délégués communaux des communautés de communes (c’est à dire eux-mêmes, les Maires plus certains de leurs adjoints) qui votent les budgets !
Et là, pas un mot ! Vous avez déjà entendu un Maire vous dire qu’il n’allait pas augmenter les budgets des Communautés de communes ? (Ceux-ci explosent depuis 10 ans !)
Non, pardi ! Et pour cause : Pour sa participation à ce Groupement de communes à laquelle il est membre de droit, la Communauté de communes lui permet de doubler, voire de tripler le montant de ses indemnités !!!!
Delenda est Cartago