Publié le 16/05/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
L'immobilisme est en marche et rien ne saurait l'arrêter !
Le"Petit Père Queuille", Président du Conseil sous la IV ème République (1951)
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Publié le 14/05/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Plus de 85% des parlementaires français (Députés ou Sénateurs) cumulent leur état de parlementaire avec un ou plusieurs autres mandats électifs?
Préconisée par la commission Balladur, l’interdiction de cumul des mandats ne fera, hélas ! pas partie de la prochaine réforme des institutions. Les professionnels de la politique ont encore de beaux jours devant eux.
D’après l’Institut Montaigne,
"la France est le seul grand pays développé à connaître une telle situation. Ailleurs en Europe, le cumul est soit interdit juridiquement, soit découragé financièrement, soit tout simplement inexistant en pratique."
Lire l’argumentaire de l’institut sur
http://www.institutmontaigne.org/mettre-un-terme-au-cumul-des-mandats-2606.html
Lors du vote de la loi sur les OGM, sujet important s’il en est, seuls 330 députés sur 577 ont assisté aux débats et participé aux votes. Les 247 autres, soit plus de 40% de l’hémicycle, ont été à la pêche : ce qui veut dire que ce jour-là, 42% des français n’étaient pas représentés à l’Assemblée Nationale et n’ont ainsi pas pu faire valoir leur position.
Outre cet absentéisme insensé des députés, absentéisme qui constitue un véritable camouflet pour la démocratie, il est de notoriété publique que, lors des séances du parlement , la plupart des députés qui viennent arrivent à Paris le mardi matin et en repartent le mercredi soir après la séance (télévisée) des questions au gouvernement.
Donc, non seulement une bonne partie des députés ne fait pas son boulot, mais, de plus, ceux qui sont là travaillent à peine à mi-temps.
En clair, pour la plupart d’entre eux, il ne s’agit pas d’exercer leurs mandats mais d’occuper des fonctions.
Un pays dont certains ministres sont présidents de Conseils Généraux ou Régionaux, ou encore où des députés et sénateurs cumulent sans vergogne des postes de Maire ET des présidences de communauté de communes, est un pays gravement atteint sur le plan de la démocratie.
Si l'on ajoute à cela que plus de la moitié de ces grands cumulards sont aussi adossés à leur statut de fonctionnaire, fonction publique qu’ils sont eux-mêmes sensés diriger en temps qu’élus, on commence à se faire une véritable idée de l’extraordinaire conservatisme, voire immobilisme, dans laquelle cette oligarchie tient l’ensemble de la Nation.
Premiers et grands profiteurs du système, pourquoi voulez-vous qu’ils abandonnent un iota de leurs pouvoirs acquis en asséchant littéralement les territoires électoraux par le biais des investitures partisanes ?
Depuis 30 ans, ces oligarques à la russe mènent la France à la faillite, le cumul des mandats leur permettant de croire que, élus puis réélus, les français leur donnent quitus de leur déplorable gestion des intérêts du pays.
Ils sont bien les seuls à le croire !
Seule une révolte pourra leur faire lâcher priser.
Delenda est Cartago !
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Publié le 01/05/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Benoît était cadre commercial dans une PME de 30 personnes près de Senlis au nord de Paris.
Agé de 56 ans et désireux de retrouver les siens restés en région lilloise, Benoît a décidé d’écourter sa carrière tout en s’organisant pour assurer la « soudure » avant de faire valoir ses droits à la retraite, droits auxquels il ne peut prétendre avant l’âge fatidique de 60 ans.
Pour ce faire, il va utiliser un procédé tout à fait ordinaire qui va lui permettre d’accéder aux indemnités chômage pendant les années restant à courir avant de se retirer définitivement : il va tout simplement décider de ne plus rien faire de ses journées !
Terminés les rendez-vous ennuyeux avec des clients grincheux, terminées les tournées commerciales, terminés les rapports de visites et les fastidieuses offres ou relances tarifaires dont, d’ailleurs, il n’a plus que faire : Benoît ne se reconnaît plus qu’une seule obligation, celle de faire acte de présence…
Aux reproches, aux coups de semonce, aux injonctions, aux critiques sur son manque de travail, aux coups de gueule de son patron, Benoît n’a qu’une seule et lancinante réponse : « Si vous n’être pas content de moi, vous n’avez qu’à me licencier ! »
2 mois, 6 mois, 14 mois… Pendant 18 mois, son boss n’aura qu’à constater les dégâts tout en continuant à payer rubis sur l’ongle les quelques 5000 € brut mensuel que lui coûte son directeur commercial.
Car, juridiquement, ce patron ne peut strictement rien faire face à ce comportement.
Le licencier pour faute ou manquement grave à ses obligations, penseront certains ?
Erreur, car le jurisprudence française, en matière prud’homale comme en appel, considère le salaire comme
un droit et non pas comme la contre-partie d’un travail.
150 000 € plus tard et pour mettre fin à cette situation ubuesque qui jetait une ambiance détestable dans l’ensemble de l’entreprise, Benoît obtient de son patron qu’il lui signe une transaction dans laquelle, outre ses droits classiques de fin de contrat, il lui verse une indemnité transactionnelle, chacun renonçant réciproquement et de façon définitive à toute action judiciaire ultérieure.
Ainsi, à un peu plus de 57 ans, l’ex-directeur commercial est allé rejoindre les 450 000 seniors de la catégorie dite des DRE (Dispensé de Recherche d’Emploi), payé à hauteur de 60% de son salaire brut et jusqu’à ses 60 ans par l’Unedic dont le budget se trouve ainsi grevé de 5 milliards d’Euros chaque année par cette catégorie de chômeurs.
Sans se poser davantage de question sur son attitude et en totale harmonie avec sa propre conscience, Benoît est convaincu que, de toutes les façons, il a payé « toute sa vie » pour les autres et qu’il est bien normal… qu’il en profite un peu !
Dans son esprit, il ne fait que « récupérer sa mise » …
Quand à la morale de son histoire, et pour se dédouaner de toute responsabilité, le futur retraité pourra dire à qui veut l’entendre que son ex-patron le persécutait en exerçant sur lui une pression quotidienne qui était devenue intolérable, « limite harcèlement », et que, comme tous les patrons, il n’avait cherché qu’à se débarrasser de lui car, soi-disant, il « lui coûtait trop cher !!! ».
Les régimes passent. Les abus restent. Il n’y a que les profiteurs qui changent.
Delanda est Cartago !
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Publié le 28/04/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
C’est fait, ce ne sera pas Byzance mais la Californie !
Le 15 Juillet prochain, le célèbre énarque et néanmoins inénarrable ex-porte parole de l’Elysée, David Martinon, endossera ses nouveaux habits de Consul Général de la République Française à Los Angelès, dont la nouvelle et flambant-neuve résidence vient de sortir de terre sur le non moins célèbre Santa Monica boulevard !
Pour jeter un œil sur ce magnifique ensemble immobilier financé par nos deniers nationaux, cliquez sur le lien
http://www.france-amerique.com/la_vie_franco-americaine/article.php?id=455
Joli rétablissement pour ce jeune collaborateur de Sarkosy, tout juste âgé de 36 ans qui damme ainsi le pion à nombre d’Excellences, Ministres plénipotentiaires du quai d’Orsay, qui guignaient cette place dans le cadre de leur avancement d’Ambassadeurs de la République : notre star des médias français va désormais côtoyer les starlettes d’Hollywood, le gratin de Rodeo Drive ou encore et la Jet Set locale calfeutrée sur les hauteurs de Beverley Hills !
Le dernier ambassadeur « pistonné » par un Président de la République avait été un certain Charles Fries, ancien conseiller de Jacques Chirac, qui l’avait recasé comme Ambassadeur à Prague dès septembre 2006, c’est à dire quelques mois avant de quitter le Palais de l’Elysée, petit protégé désormais expatrié au bord de la Moldau, dans sa superbe demeure ombragée de la capitale tchèque à deux pas du célèbrissime Pont Charles !
La carrière diplomatique reste très recherchée par nos hauts-fonctionnaires dont l’éloignement (très relatif pour certains) est largement compensé par un train de vie et de confortables indemnités d'expatriation, le tout complété par la mise à disposition de personnels à leur service dans l'une ou l'autre des (souvent) somptueuses résidences de l’Etat français.
Si l’on peut comprendre que la France dispose d’une représentation prestigieuse et consistante à Washington, Pékin, Moscou ou encore New Delhi, que font de leurs journées nos ambassadeurs à Luxembourg, Amsterdam, Lisbonne, Rome ou encore Monaco, à part d’envoyer régulièrement à Paris des rapports que personne ne lit (ce dont ils se plaignent d’ailleurs amèrement) ou de présenter leurs cérémoniales « lettres de créances » aux dirigeants locaux qui s’en moquent comme de l’an 40 ?
(Imaginons simplement la tête du Président Sarkosy recevant chaque année celles de son Excellence M. Vicenç MATEU ZAMORA, ambassadeur de la principauté d’Andorre à Paris ???)
Il est grand temps de remettre de l’ordre dans ce budget pléthorique de 4.5 milliards d’Euros destiné pour l’essentiel a assurer le train de vie somptuaire d’une élite surannée en grande partie déconnectée des réalités d’aujourd’hui.
Chaque jour davantage, et de façon irrémédiable, les nouvelles techniques d’information et de communication (NTIC) ont rendu la carrière diplomatique totalement désuète et le plus souvent inutile.
A quand la fermeture de notre ambassade à Bruxelles ?
Delenda est Cartago !
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Publié le 20/04/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Diminuer la dépense publique tout en renforçant l’efficacité et la qualité de l’action publique, tel est l’objectif assigné au gouvernement par la « Révision Générale des Politiques Publiques » (RGPP).
« Un Conseil de la modernisation des politiques publiques réunissant l’ensemble des ministres autour du Président de la République sera chargé d’arrêter les décisions à la fin du processus de révision. »
L’enfer est pavé de bonnes intentions !
Parmi les propositions : supprimer la carte de familles nombreuses et transférer le coût des réductions sur le budget de la SNCF dans la cadre de sa politique commerciale.
Objectif d’économie pour le budget de l’Etat : 70 millions d’Euros par an.
Jour 1 : Le Ministre des transports annonce la suppression de la carte dans le cadre de ladite RGPP.
Jour 2 : Le Premier Ministre confirme ces dispositions.
Jour 3 : La Secrétaire d’Etat à la Famille annonce le maintien de la carte.
Jour 4 : Le Président de la République réunit les parties prenantes de la politique familiale et leur confirme la pérennité de la carte, tout en annonçant son extension aux familles monoparentales, portant ainsi le coût annuel de l’opération à 100 Millions d’Euros.
Coût annuel supplémentaire de ce cafouillage pour le budget de l’Etat : 30 millions d’Euros.
Borloo + Bussereau,+ Morano + Sarko = Zéro pour la question !
Les Français ont de quoi être proprement consternés par l’amateurisme affligeant avec lequel ces « responsables » politiques dirigent la maison France.
Si le pire n’est jamais certain, le meilleur est certainement loin derrière nous…
Delenda est Cartago !
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Publié le 13/04/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Comme nous l’écrivions dans notre billet du 13 mars dernier sous l’intitulé « Fabius comme Attila » , l’ancien premier ministre s’est donc fait une spécialité de laminer toute opposition, même au sein de sa propre famille politique.
Jeudi 3 avril, le mammouth socialiste s’est porté candidat à la tête de la communauté d’Agglomération de Rouen.
On peut d’ailleurs se demander l’intérêt que peut trouver dans cette fonction très locale cet ancien premier ministre, député depuis 30 ans, par ailleurs retraité de la haute fonction publique, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien Ministre des Finances et ex-député Européen !!!
Probablement l’irrépressible envie d’être candidat à tout !
Etape 1 : Voyant loin, le notable socialiste a commencé par faire déboulonner François Zimeray, le président en place, pourtant socialiste comme lui, en soutenant sa nomination comme «ambassadeur pour les droits de l’homme », (mission fort vague, sauf pour les initiés), ceci quelques semaines avant le scrutin !
C’est d’ailleurs avec un certain empressement que l’intéressé a accepté ce placard doré !
Etape 2 : Comment laminer toute opposition à sa propre candidature ?
Cette horrible chose pour la démocratie s’est ainsi produite lors de la désignation du nouveau président de l’Agglomération rouennaise [
http://www.agglo-rouennaise.fr/ ] lorsque, parmi les 110 délégués, il ne s’en est pas trouvé un seul pour oser affronter l’Attila du PS local…
Pas même un élu de l’opposition UMP pour mettre en scène un semblant de démocratie !!!
Même si le scénario était écrit d’avance, on peut s’étonner que pas un seul des 18 délégués de droite n’ait osé porter le fer face au député de la 4ème circonscription de Seine-Maritime, lui-même déjà élu avec 100% des voix à la Mairie du Grand-Quevilly.
En cherchant un peu, on découvre que, pour prix de ce plat de lentilles, 4 des maires de communes de droite ont été élus respectivement 24, 25, 26 et 27ème vice-présidents de ladite « Agglo », nomination assortie d’une indemnité de 1703 € par mois, indemnité s’ajoutant à leurs émoluments de Maire et autres syndicats inter-communaux.
Les 23 autres vice-présidences, (parmi lesquelles on ne trouve que 3 femmes - que fait le PS !!!- ) ont été réservées aux amis socialistes, communistes et verts.
Ah ! J’oubliai : le 19ème vice président est … François Zimeray, l’ex-président et nouvel ambassadeur !
On ne va tout de même pas quitter la proie pour l’ombre …
Delenda est Cartago !
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Publié le 07/04/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
"La vérité ne peut être contenue dans un seul rêve"
Proverbe arabe
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Publié le 02/04/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Jean-Jacques Pollet est depuis juillet 2005 l’heureux Recteur de l’Académie de Rouen.
Belle réussite pour cet ancien professeur d’allemand qui, en héritant de cette prestigieuse fonction, s’est vu confier, comme attributs du pouvoir local, les clés d’une magnifique résidence de fonction située sur les hauteurs de Rouen, dans la très chic banlieue de Bois-Guillaume.
Voisin du préfet, Monsieur le Recteur d’Académie occupe l’une des plus belles demeures de l’agglomération, superbe maison de maître du XIXème siècle de 400 mètres carrés située au cœur d’un magnifique jardin arboré de près de 3000 m2.
Electricité, téléphone, eau, assurance, impôts locaux, chauffage, entretien, embellissement, ameublement, tout est fourni à titre gracieux par l’Administration de l’Education Nationale afin que notre homme puisse jouir de cette propriété de 1.5 millions d’Euros en toute quiétude.
Presque chaque jour vers 13 h 45, après une matinée chargée, Monsieur le Recteur se fait raccompagner pour déjeuner par son chauffeur au volant de sa luxueuse Peugeot 605 bleue (de fonction).
Chauffeur, intendant, cuisinière, domestique, jardinier, personne ne manque à l’appel au service de ce petit potentat local dont l’agenda privé est géré au quotidien par un chef de cabinet au service quasi-exclusif de notre autocrate en miniature.
Son entourage professionnel comme ses amis se bousculent pour savoir qui partagera un déjeuner ou participera à la prochaine réception organisée par Monsieur le Recteur.
Rien à dire : ce logement est « attaché » (comme on dit) à la fonction, résidence qu’il devra quitter pour d’autres responsabilité.
Trêve de galéjade : d’après nos calculs, c’est un budget annuel de près de 500 000 € qui est nécessaire pour assurer ce train de vie très provincial de Monsieur le Recteur d’Académie de Rouen, ni mieux, ni moins bien traité d’ailleurs que son collègue d’Aix en Provence ou de Bordeaux !
500 000 € , cela représente l’impôt sur le revenu payé annuellement par 151 foyers fiscaux :
En clair, 151 ménages français doivent contribuer chaque année au titre de l’IRPP pour assurer le train de vie de Monsieur le Recteur de l’Académie de Rouen.
L’Education Nationale est un bateau ivre.
Avec un budget annuel supérieur à 80 milliards d’Euros par an, plus aucun gouvernement depuis George Pompidou ne maîtrise ce super tanker à la dérive, cette dernière officine de l’autogestion à la française, monstre froid miné par les avantages acquits, synonyme de gabegie et la gaspillage généralisés.
Delenda est Cartago !
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Publié le 21/03/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Je ne résiste pas à publier intégralement le courrier d'un chef d'entreprise adressé au Président de la République et dont une copie a été déposée dans notre boite mail :
Monsieur le Président de la République,
Je n’attends à ce courrier aucune réponse. Sachez d’ailleurs, je ne demande rien. Je n’attends rien non plus. Je veux seulement que vous sachiez …
Je souhaite simplement que, du haut de vos responsabilités, vous vous fassiez une petite idée du quotidien d’un entrepreneur français « lambda » qu’on classe dans la catégorie dite « des forces vives de la nation. »
Tout ce qui suit est d’une totale vérité, au détail près .
Cadre supérieur dans une grande entreprise, j’ai décidé à 36 ans de voler de mes propres ailes et de créer ma propre société. Banal.
Après 20 ans d’un travail acharné, je suis aujourd’hui à la tête d’une petite société holding de 36 personnes qui réalise un chiffre d’affaire de 5 millions d’Euros : une société de conseil créée en 1986, une entreprise de papier d’essuyage rachetée en 1995, un magasin d’optique racheté en 1998 et une petite société de construction électrique acquise en 2004.
Pour construire cela et ne disposant d’aucun bien personnel, j’ai emprunté aux banques, au fur et à mesure, la totalité des sommes nécessaires à cette création et à ces acquisitions, soit plus de 500 000 Euros.
C’est dur mais ça va. Coup d’œil dans le rétroviseur :
Août 2006 : Coup dur !
L’entreprise de papier perd un marché des Hôpitaux de Paris pour un montant de 1 million d’Euros par an : normal, c’est le jeu de la concurrence. Sauf que nous perdons ce marché face à une offre inférieure de 5% à la nôtre et que le produit vient désormais de Chine. Courant.
Déjà en perte de 30 000 € en 2005, je suis obligé de licencier économiquement 3 personnes, dont 1 cadre, ceci avec l’accord de l’Inspection du travail : A défaut, ce sont 25 emplois qui auraient disparu aujourd’hui. Malgré ces départs, nous avons encore perdu 35 000 € en 2006.
Dieu merci, nos fournisseurs ne nous lâchent pas !
Mars 2007 : Condamnation par le tribunal des Prud’hommes
Je suis condamné à payer 12000 € ( !!!) à un salarié licencié au motif de 310 jours d’absence sur une période de 18 mois. Motif invoqué par le tribunal : licenciement sans cause réelle et sérieuse !!! Etonnant mais classique…
Septembre 2007 : Contrôle fiscal de la société de Conseil (250 000 € de CA !!!)
Pourtant, les services fiscaux étaient déjà venus 3 ans plus tôt sans constater d’irrégularité. Normal, ils font leur travail, me direz-vous… Qu’espérait l’Administration avec un chiffre d’affaire aussi dérisoire ? Je l’ai appris par la suite : faire son quota de contrôles !!!
Octobre 2007 : Contrôle fiscal sur la PME de construction électrique (1 M€ de CA)
Je suis aux commandes depuis moins de 3 ans, l’entreprise n’avait jamais été contrôlée. Tant pis pour moi. Le contrôle ne donne rien mais nous perturbe lourdement à un moment crucial de notre développement. Certes, l’Administration ne fait que son devoir…
Au même moment, nous frôlons la faillite pour un retard de paiement de 8 mois de la part d’une des plus belles entreprises publiques françaises !!! Malgré la qualité de la créance, la BNP (7.8 milliards de profits) nous laisse tomber. On s’est débrouillé sans elle.
Novembre 2007 : Contrôle fiscal sur l’entreprise de papier !
Curieux : les agents du fisc étaient déjà venus il y a 4 ans et n’avaient découvert aucune irrégularité. Là encore, rien à signaler. Bon, alors, de quoi se plaindre !
Décembre 2007 : Cessation d’activité du magasin d’optique
Face à la concurrence des grandes enseignes, on ne peut plus tenir : nous fermons boutique pour cessation définitive après 7 ans de galère ! Tout le monde est payé et on ne laisse aucune dette.
Janvier 2008 : Re-Condamnation par le tribunal des Prud’hommes
Je suis condamné à payer 40 000 € ( !!!) soit l’intégralité de nos résultats de 2007, au cadre mentionné ci-dessus, licencié pour raison économique !!! Motif : licenciement sans cause réelle et sérieuse !!! (Alors que nous étions au bord du dépôt de bilan)
Février 2008 : Contrôle URSSAF sur l’entreprise de papier !
Curieux : l’URSSAF est pourtant déjà venue il y a 4 ans et n’a trouvé aucune irrégularité !
Vous pourriez croire, Monsieur le Président, qu’après 20 ans de ce traitement inouï, j’ai envie de tout laisser tomber ?
Eh bien, non. Non et 3 fois non, parce les forces qui nous animent pour entreprendre sont plus fortes que tous les vents contraires et contre-courants qui nous empêchent d’avancer dans cette perpétuelle tempête.
Moral d’acier trempé, que je vous dis !
Ah, j’oubliais : sur cette période de 25 années, moins de 50 000 € de dividendes au total auront été distribués aux actionnaires : la quasi totalité des résultats ont été ré-investis dans les sociétés tout en réglant nos dettes … A titre personnel, je ne perçois aucune rémunération sur 2 des 4 sociétés.
Quand à savoir quand, avec mon Euro à 1.55 Dollar, je retournerai à Dubai pour implanter un filiale, à Casablanca pour créer un Join Venture, à Zurich ou à Moscou pour vendre nos fours électriques ou aux USA pour démarcher un nouveau prospect …
Pendant ce temps, les chinois fournissent désormais les Hôpitaux de Paris…
Delanda est Cartago !
Nous contacter, témoigner ? Adressez votre mail à : citoyen.caton@gmail.com
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Publié le 20/03/2008 à 12:00 par incroyablemaisvrai
Carole est fonctionnaire territoriale dans une petit ville à une centaine de kilomètres au nord de Paris. Depuis une vingtaine d’années, avec compétence d’ailleurs, elle exerce le métier de secrétaire de Mairie au service des élus de la commune.
Changement important dans sa vie, Carole vient d’être élue Maire d’un village voisin qu’elle habite avec son mari et ses enfants. Sa nouvelle vie va donc se partager entre deux mairies, le jour comme fonctionnaire, le soir comme élue de la République avec fonction d’officier d’Etat Civil et officier de Police Judiciaire.
Bien ! Rien que de très banal, hélas, dans notre beau pays de France :
En effet, le 15 Mars 2008, ce sont près de 400 000 agents de la fonction publique qui ont été désignés à des fonctions électives dans l’hexagone.
Dans la plupart des démocraties occidentales,
Carole aurait dû démissionner de son poste de fonctionnaire AVANT d’accepter cette nouvelle mission d’élue de la République !
En effet, on a oublié que si leur statut prévoit la garantie de l’emploi et le caractère inamovible de leur fonction, c’est avant tout pour défendre l’intérêt général et leur permettre d’exercer en toute indépendance et en toute neutralité .
Par conséquent, afin d’être libérés de toute pression de la part des élus et afin de veiller à ce que la loi soit appliquée en toute égalité entre tous les citoyens, les agents de l’Etat n’ont en aucun cas à participer au débat politique…
Participer à ce débat revient à perdre la neutralité et le devoir de réserve qui est prévu par leur statut.
Bien sûr, les agents de l’Etat conservent néanmoins toute liberté pour exercer un mandat public, mais sous l’expresse condition de démissionner de toutes leurs fonctions au sein de l’Etat ou des collectivités territoriales.
Que dirait-on d’un fonctionnaire de la République qui, élu député de la nation, aurait à se prononcer sur le budget de l’Etat dont l’essentiel des dépenses concerne la rémunération des fonctionnaires ????
Et bien, la France est l’un des rares pays occidentaux à permettre cette monstruosité : plus de 500 de nos parlementaires (députés et sénateurs) sont dans cette situation sans qu’apparemment cela ne leur pose le moindre problème de conscience …
Les statuts d’élu et de fonctionnaire sont incompatibles : cumuler les deux fonctions constitue un véritable déni de démocratie !
Delenda est Cartago
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